La visite officielle du Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko en Chine s’est achevée ce dimanche, après cinq jours d’intenses échanges diplomatiques et économiques. Ce déplacement, premier du genre en Asie pour le chef du gouvernement sénégalais, aura été marqué par une série d’accords stratégiques et une volonté affirmée des deux parties de hisser leur partenariat à un nouveau niveau.
Reçu avec les honneurs à Pékin, Ousmane Sonko a rencontré plusieurs hauts responsables chinois, dont le président Xi Jinping, le Premier ministre Li Qiang, des représentants du Parti communiste, ainsi que des chefs d’entreprise de premier plan. À l’issue des discussions, plusieurs protocoles d’accord ont été signés, portant sur les infrastructures, l’énergie renouvelable, l’agriculture, la formation professionnelle et le numérique.
Dans une déclaration conjointe publiée à l’issue de la visite, les deux gouvernements ont souligné leur attachement à un partenariat « fondé sur le respect mutuel, la solidarité et le développement partagé ». Le Premier ministre sénégalais a salué « l’expérience technologique et industrielle chinoise », tout en réaffirmant l’importance pour l’Afrique de « construire des relations internationales plus équilibrées, fondées sur la souveraineté et les intérêts des peuples ».
La délégation sénégalaise a également visité des installations industrielles à Shanghai, où un accord de coopération a été signé pour la création d’un centre technologique sino-sénégalais à Diamniadio. Ce centre vise à soutenir l’innovation locale, notamment dans les domaines de l’agritech et de l’économie verte.
Pour les observateurs, cette visite traduit une inflexion notable de la diplomatie sénégalaise. Si le Sénégal reste un partenaire traditionnel des pays occidentaux, le gouvernement Sonko entend désormais renforcer ses liens avec les puissances émergentes, en particulier la Chine, devenue un acteur incontournable sur le continent africain.
En Chine comme au Sénégal, cette visite est perçue comme le prélude à une coopération renouvelée entre deux pays qui entendent conjuguer développement économique et respect des souverainetés nationales.

