Les Comores ne figurent pas dans le classement 2025 des villes africaines les plus attractives publié par Jeune Afrique et Sagaci Research. Cette absence souligne les défis structurels majeurs auxquels l’archipel est confronté, freinant son attractivité et son développement urbain.
Plusieurs causes expliquent cette situation. L’économie comorienne reste fortement dépendante de l’agriculture et des transferts de la diaspora, avec un secteur industriel et de services peu développé. Le pays souffre également d’un déficit d’infrastructures modernes, allant de l’approvisionnement électrique aux réseaux de transport, et d’un environnement des affaires jugé complexe. L’insularité accroît les coûts logistiques et limite l’investissement, tandis que l’instabilité politique cyclique accentue l’incertitude pour les investisseurs.
Ces difficultés ont des conséquences directes : manque d’emplois qualifiés, fuite des talents vers l’étranger, faible attractivité pour les investisseurs étrangers et forte dépendance à l’aide internationale. Le développement urbain et économique reste freiné, et l’archipel peine à se positionner comme un pôle dynamique au niveau régional et continental.
Pour inverser cette dynamique, les experts recommandent des réformes structurelles ambitieuses : investir massivement dans les infrastructures stratégiques, améliorer le climat des affaires, diversifier l’économie en misant sur des secteurs à forte valeur ajoutée comme l’écotourisme et l’économie bleue, et renforcer la formation et l’emploi local. Ces mesures permettraient aux Comores de gagner en attractivité, de retenir ses talents et de mieux intégrer les classements continentaux à l’avenir.

