Le ministère de l’Éducation nationale a accueilli, lundi 12 janvier, une rencontre réunissant ses techniciens, des membres de l’Inspection générale et du département d’histoire-géographie. L’objectif : réfléchir à une modernisation des contenus scolaires afin de les adapter aux réalités actuelles.
En ouvrant les travaux, le secrétaire général du ministère, Saïd Soulé Saïd, a rappelé que les programmes en vigueur sont largement hérités de l’époque coloniale et ne répondent plus aux enjeux contemporains. « Nos enfants doivent être en mesure de comprendre les dynamiques géopolitiques d’aujourd’hui », a-t-il affirmé, insistant sur la nécessité d’une révision en profondeur.
Cette démarche s’inscrit dans la continuité des réformes déjà engagées avec les partenaires du système éducatif, notamment pour améliorer la maîtrise du français chez les enseignants. Après les Assises nationales sur la transformation de l’éducation, organisées en juillet dernier, des ajustements ont été apportés aux disciplines scientifiques. Le ministère souhaite désormais appliquer la même logique aux matières historiques et géographiques.
Selon Saïd Soulé Saïd, les cours restent trop centrés sur la guerre froide, alors que les élèves devraient aussi être sensibilisés aux conflits actuels, aux enjeux énergétiques, aux tensions territoriales et aux mutations géopolitiques mondiales. Il a également souligné l’importance de valoriser l’histoire locale : « Un enfant comorien doit connaître l’héritage des sultanats et l’origine de son peuple pour préserver son identité », a-t-il déclaré.
Les nouvelles versions des programmes devraient être mises en ligne avant la fin de l’année sur la plateforme numérique du système éducatif comorien.

