Depuis mai dernier, un client de la Banque Postale des Comores (BPC) réclame le remboursement de 95 634 francs comoriens prélevés sans son autorisation. L’affaire remonte à un chèque signé par Sanduk, sans nom de bénéficiaire, pour une opération au profit de la RTN Anjouan. Ce premier chèque a été bloqué. Un second, correctement émis au nom de la RTN, a permis de finaliser l’opération. Malgré cette régularisation, la BPC a tout de même débité une commission élevée, sans explication écrite.
Selon le client, la banque aurait appliqué une commission de 4,5 % pour chèque impayé. Mais dans ce cas, le montant correct aurait été de 91 080 FC, soit moins que la somme effectivement prélevée. Il affirme que le débit a eu lieu le 16 mai, avant même que le tableau des commissions, daté du 20 mai, soit rendu public. Une grande affiche aurait été mise en place trois jours après sa mise en demeure, envoyée le 28 juin. Pour lui, cela prouve un manque de transparence.
Malgré ses démarches, y compris une mise en demeure via avocat et une assignation au tribunal de commerce de Mutsamudu, aucune réponse officielle ne lui a été donnée. La BPC ne s’est pas présentée à l’audience du 2 juillet. Le juge s’est déclaré incompétent le 9 juillet, sans statuer sur le fond. « Ta plainte ne bouge pas parce que tu n’es pas à Moroni », lui aurait confié un confrère journaliste.
Le plaignant dénonce aussi l’impact moral et professionnel de cette situation. Il a dû reporter des projets, accumuler des dettes, et faire face à une pression financière constante. Il dit avoir perdu en concentration et en énergie au travail, notamment au journal Al-watwan.
Aujourd’hui, il demande que justice soit faite. Il appelle la Fédération des consommateurs, le CNDHL et la Banque centrale à intervenir et à faire pression pour un remboursement immédiat.
Msoil Said Ahmed

