Le climat politique s’alourdit au Togo après la mort d’au moins sept personnes lors des manifestations des 5 et 6 juin à Lomé. Le collectif “Togo Debout” accuse les forces de l’ordre et des miliciens d’exactions, affirmant que les corps ont été retrouvés dans des cours d’eau de la capitale.
Le front “Touche pas à ma Constitution”, regroupant opposition et société civile, exige une enquête internationale. Son porte-parole, Nathaniel Olympio, dénonce l’absence de suites aux précédentes enquêtes annoncées par le régime.
La Conférence des évêques du Togo a elle aussi condamné un usage “disproportionné” de la force, même lors de rassemblements interdits. Les manifestations visaient notamment les arrestations d’opposants, la hausse des prix de l’électricité et une réforme constitutionnelle controversée.
Un nouvel appel à manifester a été lancé pour mardi, tandis que les autorités accusent les organisateurs de chercher à “semer le désordre”. Le front citoyen appelle au boycott des élections municipales du 17 juillet, qualifiées de “simulacre électoral”.

