Politique

Togo, Kenya : Des jeunes panafricains sénégalais solidaires aux peuples en lutte

À l’issue de l’audience sur l’affaire impliquant l’ancien ministre sénégalais Mame Mbaye Niang et le Premier ministre Ousmane Sonko, les militants du mouvement JPK (Jeunes Panafricains de Kolda) du Sénégal ont tenu une séance de travail dédiée à la solidarité avec les peuples togolais et kényan, actuellement confrontés à des tensions sociopolitiques majeures.

Prenant la parole au nom du mouvement, Mamadou Moustapha Diallo a exprimé son soutien aux citoyens des deux pays, dénonçant les dérives autoritaires des régimes en place. Il a souligné l’engagement constant de Me Saïd Larifou, avocat panafricaniste, pour les causes africaines : « Il aime l’Afrique comme tout autre digne fils du continent qui se bat nuit et jour pour le bien-être des Africains », a-t-il déclaré.

Au Togo, les jeunes panafricains dénoncent ce qu’ils qualifient de coup d’État constitutionnel. Selon eux, le président Faure Gnassingbé, fort de la majorité parlementaire détenue par son parti, cherche à instaurer une monarchie de fait à travers une réforme du régime politique. « Passer du régime républicain au régime parlementaire, sans consulter le peuple, c’est aller à l’encontre de la démocratie », a affirmé Diallo.

Au Kenya, les manifestants protestent contre la flambée du coût de la vie et le non-respect des engagements pris par le gouvernement en matière de pouvoir d’achat. « Depuis deux ans, les promesses n’ont pas été tenues. Le peuple a manifesté. En retour, il a reçu des balles, des chaînes, des tortures. Des jeunes sont massacrés. »

Le mouvement JPK s’insurge aussi contre le silence complice des institutions continentales. « Pendant que la jeunesse se fait massacrer, l’Union africaine et les organisations des droits humains gardent le silence », regrette le leader du mouvement. Une situation qui soulève des interrogations sur l’effectivité de la démocratie en Afrique.

Les jeunes panafricains de Kolda appellent à une prise de conscience collective et au respect de la volonté populaire. « On peut douter de la pratique démocratique sur le continent, mais on ne peut pas douter de cette vérité : la voix du peuple, c’est la voix de Dieu », a conclu Mamadou Moustapha Diallo, appelant les dirigeants africains à écouter leurs peuples.

 

aliou

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