L’Université des Comores est sortie de son silence ce lundi à travers une déclaration officielle dans laquelle elle exprime son étonnement et sa fermeté face à la position adoptée par le syndicat des enseignants de l’institution, à l’issue de son assemblée générale.
Selon l’administration universitaire, le syndicat a exigé la levée d’une mesure conservatoire prise à l’encontre d’un enseignant-chercheur, sous la menace d’un mouvement de grève. Une démarche jugée « choquante » par les autorités universitaires, d’autant plus qu’un courrier officiel avait été adressé au Secrétaire général adjoint du Syndicat national des enseignants de l’Université des Comores (SNEUC), détaillant les faits reprochés à l’enseignant concerné. Ce courrier, précise l’université, a été dûment reçu par le syndicat.
L’administration centrale estime que le refus du syndicat d’appliquer les mesures en question constitue un mépris du droit et des obligations statutaires qui encadrent la fonction d’enseignant-chercheur. Elle souligne par ailleurs que l’intéressé aurait lui-même reconnu les faits qui lui sont reprochés par les canaux internes du SNEUC.
Pour rappel, l’université indique avoir été saisie par la société Comores Câble d’un diplôme présumé émanant de l’établissement, transmis pour vérification. Les investigations menées par l’administration centrale ont révélé plusieurs irrégularités, notamment la présence d’une signature apposée par un enseignant-chercheur ne disposant d’aucune autorité pour le faire. De plus, ledit diplôme ne figurait pas dans le procès-verbal officiel des diplômes délivrés pour l’année concernée.
Une semaine après la découverte de ces faits, l’enseignant-chercheur mis en cause a été convoqué par note officielle afin de fournir des explications. Celui-ci ne s’est toutefois jamais présenté au rendez-vous. En conséquence, l’administration a décidé de prononcer une suspension à titre conservatoire, dans l’attente de la mise en place d’une commission de discipline, dont les travaux devraient s’étendre sur une période de quinze jours.
L’université précise que cette mesure n’entrave en rien les activités syndicales. Dans sa déclaration, l’Université des Comores affirme constater que la personne impliquée dans cette affaire de fraude présumée utiliserait son statut de Secrétaire général du syndicat pour se soustraire à une sanction individuelle liée à une faute professionnelle qualifiée d’avérée.
L’institution universitaire rappelle enfin que la procédure engagée vise à examiner les faits reprochés et à déterminer les circonstances ainsi que les responsabilités éventuelles. Elle réaffirme son attachement au respect des obligations légales des enseignants-chercheurs, tout en soulignant ses propres responsabilités en tant qu’institution publique.
Le Service de communication de l’Université des Comores appelle, pour conclure, à la compréhension de la communauté universitaire.

