Dans une déclaration sur sa page Facebook, Me Saïd Larifou, avocat et homme politique comorien, a dressé un portrait accablant de la justice aux Comores, la qualifiant de « comédie spectacle » et comparant la direction du pays à celle de « Louis de Funès ». Des propos qui interpellent et soulèvent de sérieuses questions sur l’état de droit dans l’archipel.
« Comment et dans quelles conditions, le Procureur de la République du tribunal de première instance de Moroni ( Comores ), spécialiste d’enterrement de première classe des dossiers d’assassinats politiques, pourrait il espérer obtenir des autorités judiciaires françaises une hypothétique extradition vers les Comores des ressortissants comoriens vivant en toute légalité en France ? », s’interroge Me Larifou.
Pour l’avocat, ce procureur est un « spécialiste d’enterrement de première classe des dossiers d’assassinats politiques ». Selon la robe noire et leader du RIDJA-PACTEF, Abdou Ismail, ainsi que d’autres agents de l’État comorien, dont le commandant de la gendarmerie nationale et celui de l’île de Ngazidja, sont eux-mêmes « convoqués à comparaître très prochainement en France au sujet de l’assassinat barbare de Fanou, la torture et les persécutions militaires subies par les parents de ce dernier ».
L’avocat dénonce également l’incohérence de la justice comorienne qui « poursuit sérieusement des faits d’insultes » tout en « violant volontairement le secret de l’instruction » et en « collaborant au lynchage médiatique des personnes présumées innocentes » par la publication de listes de présumés complices.
Me Larifou espère que « les personnes victimes de cette violation volontaire du secret de l’instruction défenderont leur honneur ». L’avocat insiste sur le fait que les autorités judiciaires comoriennes devraient, au préalable, « répondre aux injonctions légitimes des autorités judiciaires tanzaniennes » concernant l’arrestation arbitraire de Bachar en Tanzanie et son extradition illégale vers les Comores.
Pour Me Saïd Larifou, il est impératif de « mettre fin à cette comédie de Louis de Funès Comorien qui enfonce et discrédite encore plus les Comores et sa justice en particulier ».

