Une nouvelle page s’ouvre pour la sécurité dans la région de Ntsaweni avec l’inauguration, ce lundi, d’une brigade de gendarmerie moderne. Cette infrastructure marque une étape importante dans la stratégie nationale de renforcement de la sécurité de proximité et de lutte contre l’insécurité.
La cérémonie d’inauguration s’est tenue en présence de plusieurs autorités civiles et militaires, dont le président de l’Assemblée nationale, Moustadroine Abdou, le secrétaire général du gouvernement, Nour El Fath Azali, le directeur de cabinet du chef de l’État chargé de la Défense, Youssoufa Mohamed Ali, ainsi que le chef d’état-major de l’Armée nationale, le général de brigade Youssouf Idjihadi.
Financée entièrement sur fonds propres de l’Armée nationale de développement (AND), à hauteur de 50 millions de francs comoriens, la nouvelle brigade dispose de cinq bureaux fonctionnels, d’une salle de réunion, de deux chambres de sûreté, de sanitaires, ainsi que d’un équipement moderne en mobilier et matériel informatique. Un véhicule pickup a également été octroyé pour appuyer les interventions sur le terrain.
Le préfet de la région, Mohamed Mahamoud, a salué une initiative porteuse de paix et de stabilité. Il a exprimé sa reconnaissance au gouvernement et aux forces de défense, soulignant que cette brigade jouera un rôle crucial dans la prévention des troubles et la protection des citoyens.
Lors de son allocution, le directeur de cabinet à la Défense a insisté sur l’importance du lien entre forces de sécurité et population : « Les gendarmes sont vos enfants, vos frères. Ils veillent jour et nuit à votre sécurité. Ils ne sont pas des étrangers à surveiller, mais des partenaires à soutenir ». Il a également alerté sur les tensions récurrentes liées au foncier, rappelant que « l’État est le garant de la propriété publique » et appelant les habitants à « cultiver la paix et à protéger les biens publics ».
Le commandant de la Gendarmerie nationale, le colonel Tachfine Ahmed, a pour sa part détaillé les missions prioritaires de la nouvelle unité : prévention des infractions routières, gestion des conflits intercommunautaires et lutte contre les violences faites aux femmes et aux enfants. Il a profité de l’occasion pour annoncer l’ouverture prochaine de brigades similaires à Mitsamihouli, Dembeni, Fumbuni et Kwambani, témoignant d’une politique nationale d’expansion des infrastructures sécuritaires.
« Nous ne sommes pas là uniquement pour intervenir en cas de crise. Nous serons présents en amont, dans une logique de prévention, de dialogue et d’accompagnement », a souligné le colonel Tachfine, appelant à bâtir un climat de confiance entre forces de l’ordre et populations locales.
Au-delà de ses murs neufs, la brigade de Ntsaweni incarne une vision moderne de la sécurité, centrée sur la proximité, la médiation et la vigilance partagée. Elle représente un outil stratégique face aux défis sécuritaires et sociaux de la région, et un signal fort de l’engagement de l’État à garantir la paix, la cohésion et la protection des citoyens.

