Un homme âgé d’une trentaine d’années, récemment diagnostiqué positif à la variole simienne (Mpox) à Ndzuani, a quitté sans autorisation l’hôpital de Bambao-Mtsanga où il était admis pour sa prise en charge médicale. L’information a été rendue publique ce vendredi par les autorités sanitaires de l’île lors d’une intervention sur les ondes de la Radio et Télévision de Ndzuani (RTN).
Face à cette situation jugée préoccupante, les services de santé lancent un appel pressant au patient ainsi qu’à son entourage afin qu’ils coopèrent pleinement avec les autorités, dans le but d’éviter tout risque de propagation de la maladie. Pour des motifs liés à la protection de la vie privée, l’identité de l’homme n’a pas été communiquée, malgré les enjeux sanitaires importants que soulève cette fuite.
S’exprimant à ce sujet, Salami Ahmed, responsable à la Direction régionale de la santé de Ndzuani, est revenu sur les démarches entreprises avant la disparition du patient. Selon lui, les résultats des analyses ont été confirmés le 28 janvier et une phase de sensibilisation a immédiatement été engagée. « Nous avons longuement échangé avec lui afin de lui expliquer la nature de la maladie et l’importance du suivi médical. Il semblait avoir compris, même s’il exprimait initialement une certaine réticence et le désir de quitter l’établissement. Malheureusement, il s’est enfui hier alors qu’il était hospitalisé », a-t-il relaté.
Le personnel de santé exprime une vive inquiétude quant aux conséquences potentielles de cet acte. « C’est une annonce difficile pour nous. La Mpox est une pathologie sérieuse qui peut se transmettre rapidement au sein des communautés. Elle comporte des risques importants tant pour le malade que pour la population », a souligné l’infirmier, appelant le patient à revenir volontairement à l’hôpital. Il a également sollicité l’appui de la famille pour convaincre l’intéressé de reprendre son traitement, assurant que les soins se poursuivront dans de bonnes conditions. « Nous pensons qu’il a agi par peur, et non avec l’intention de mettre les autres en danger », a-t-il ajouté.
Les autorités sanitaires rappellent enfin que la Mpox peut se transmettre par contact rapproché et qu’un départ non encadré expose l’ensemble de la population à un risque épidémique. « Cette maladie n’est pas stigmatisante. Elle nécessite simplement une prise en charge rapide et le respect strict des recommandations médicales », a insisté Salami Ahmed, appelant au civisme et à la responsabilité collective.

