Jeudi 8 janvier, au Secrétariat général du gouvernement, plusieurs membres de l’exécutif comorien ont pris la parole pour informer la population sur la situation liée à la maladie Mpox. Le ministre de la Santé, Ahamadi Sidi Nahouda, a assuré qu’aucun cas n’a été recensé dans le pays à ce jour.
Le ministre a expliqué que des contrôles stricts sont désormais appliqués aux voyageurs en provenance de zones où la maladie a été signalée. Chaque entrant doit présenter un certificat médical confirmant l’absence de symptômes. Les autorités ont également engagé une coopération sanitaire avec les pays voisins, notamment Madagascar, afin de coordonner la surveillance régionale.
La ministre des Transports, Yasmine Hassane Alfeine, a détaillé le dispositif mis en place aux points d’entrée du territoire. Dix sites ont été ciblés, dont l’aéroport international de Moroni–Hahaya, plusieurs ports (Moroni, Mutsamudu, Fomboni, Hoani, Uroveni, Chindini, Dodin) ainsi que les aéroports de Wani et de Fomboni.
Pendant trois mois, 52 agents, médecins, paramédicaux, membres du Croissant-Rouge, de la sécurité civile et de la santé communautaire, seront déployés quotidiennement. La riposte implique plusieurs institutions : les ministères de l’Intérieur, de la Santé, des Affaires étrangères, des Transports, ainsi que les gouvernorats des îles.
Un stock de vaccins couvrant une vingtaine de jours est disponible, et une nouvelle commande est en cours. Six spécialistes en microbiologie travaillent dans un laboratoire PSM2 répondant aux normes internationales. Des centres de prise en charge ont été identifiés : l’hôpital de Samba (15 à 30 lits), Fumbuni (15 lits), Hombo (15 lits), Fomboni (10 lits) et Bambao Mtsanga (15 à 30 lits). Huit ambulances médicalisées sont également opérationnelles sur l’ensemble des îles.
Le directeur de la lutte contre la maladie, Dr Naouirou Mhadji, a rappelé les modes de transmission du Mpox et insisté sur l’importance des gestes de prévention. Les autorités exhortent la population à rester vigilante, à respecter les consignes sanitaires et à éviter toute panique, en s’appuyant sur l’expérience acquise lors des crises de la Covid-19 et du choléra.

