L’épidémie de Mpox, connue sous le nom de variole du singe, continue de se développer à Madagascar. Les autorités sanitaires rapportent que la majorité des cas se concentrent dans la ville portuaire de Mahajanga, où 17 personnes ont été officiellement diagnostiquées et près de 156 autres présentent des symptômes suspects, qui pourraient toutefois être liés à d’autres pathologies.
En dehors de Mahajanga, trois patients ont été identifiés dans différentes localités : un à Maevatanana, un à Mandoto et un autre à Antsirabe. À Antananarivo, la capitale, six cas ont été confirmés, ce qui suscite une inquiétude particulière compte tenu de la densité de population, plus de 1,6 million d’habitants intra-muros et environ 3,6 millions en incluant les zones périphériques.
Face à la menace, les services de santé intensifient les dépistages dans l’ensemble des 23 régions de la Grande Île. Les équipes médicales s’efforcent de retracer les déplacements des personnes infectées afin de limiter la propagation du virus.
Les premières données recueillies par le ministère de la Santé indiquent que la maladie touche principalement des adultes, avec un âge médian de 23 ans. Les cas confirmés concernent autant d’hommes que de femmes, mais parmi les cas suspects, on observe une diversité plus large incluant des enfants et même des nourrissons.
Le professeur Mamy Randria rappelle que la situation doit être prise au sérieux : toute personne infectée doit respecter un isolement strict d’au moins deux semaines. Au-delà des contraintes personnelles que cela implique, un relâchement des mesures pourrait favoriser une transmission involontaire au sein des familles et des communautés.

