Opinion

Me Said Elarif Ridja : L’homme imparfait au service du bien commun (Par Ali Abdallah Kassim)

Dans une société où l’erreur est souvent une condamnation à perpétuité, il est temps d’ouvrir les yeux sur une vérité souvent passée sous silence : Me Said Elarif Ridja, bien qu’imparfait, est l’un des Comoriens les plus engagés de notre époque. Il n’est ni ministre, ni député, encore moins Président, et pourtant, il fait ce que les hautes sphères de l’État oublient souvent : tendre la main à ceux qui en ont besoin.

Certains aiment rester bloqués sur des erreurs du passé, comme si le parcours d’un homme devait être résumé à ses faux pas. Pourtant, l’honnêteté intellectuelle oblige à regarder l’ensemble d’une trajectoire. Me Said Elarif Ridja n’a jamais été un homme de pouvoir. Il n’a jamais occupé le moindre poste politique. Et c’est peut-être ce qui fait sa force.

Il aurait pu se contenter du confort de l’anonymat. Au contraire, il agit là où l’État est absent, notamment auprès des Comoriens vivant à l’étranger. De l’Afrique au Moyen-Orient, il soutient, il défend, il accompagne. Des actions concrètes, discrètes, mais puissantes. Des actions qui devraient relever de la responsabilité des autorités, mais que lui, par conviction et par amour de son peuple, choisit d’assumer seul.

Dans de nombreux cercles panafricains, Me Said Elarif Ridja est perçu comme un intellectuel engagé, un avocat de la cause africaine et un représentant informel mais efficace de la nation comorienne. Là où beaucoup se taisent ou se divisent, lui unit, dialogue, et s’impose comme une figure du panafricanisme en action.

Pour la jeunesse comorienne, souvent désabusée, il est une lueur d’espoir, un modèle de persévérance et de courage, prouvant qu’il est possible de servir sans gouverner, d’influencer sans trahir, et d’agir sans s’enrichir.

Hélas, le tissu social comorien est gangrené par le dénigrement systématique. Sur les réseaux sociaux, on voit certains s’acharner contre lui, non pas pour ses idées, mais par pure haine ou par mimétisme. Ce sont souvent ceux-là mêmes qui ferment les yeux sur les vrais destructeurs de notre nation, ceux qui pillent nos ressources, divisent notre peuple et affaiblissent nos institutions.

Respecter Me Said Elarif Ridja, ce n’est pas l’ériger en saint, c’est simplement reconnaître ce que beaucoup n’ont pas le courage de faire. Il incarne une voie différente, celle d’un avenir plus humain, plus solidaire, plus africain. Et même s’il ne correspond pas aux standards des élites politiques, il représente quelque chose de précieux pour notre peuple : l’engagement désintéressé.

À l’heure où notre pays a tant besoin de repères, il serait temps d’apprendre à valoriser ceux qui bâtissent, plutôt que de suivre aveuglément ceux qui détruisent.

Ali Abdallah Kassim

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