L’Association des Femmes Journalistes de Madagascar (AFJM) a dénoncé, le 30 septembre à Antananarivo, les violences dont ont été victimes plusieurs professionnels des médias lors des récents événements. Une journaliste a été exposée à des gaz lacrymogènes et plusieurs confrères maltraités dans l’exercice de leur mission. L’AFJM condamne fermement ces atteintes à la liberté de la presse et appelle au respect du travail journalistique, afin que l’information puisse circuler sans intimidation ni violence. L’association encourage aussi l’entraide et la vigilance entre journalistes pour renforcer leur sécurité collective.
Parallèlement, la situation reste fragile à Mahajanga, marquée par le traumatisme du « vendredi noir » et les pillages qui ont frappé la ville. De nombreux commerces, notamment des boutiques de chaussures, de téléphonie mobile, ainsi que des restaurants, gardent portes closes par crainte de nouvelles violences. Le magasin Cosmos, fortement touché, a rouvert prudemment une agence non saccagée, sous haute surveillance de la Gendarmerie.
Si deux quads et quatre motos volés ont été retrouvés, d’autres articles électroménagers demeurent introuvables. Plusieurs événements culturels et médicaux, dont le 25e anniversaire du CROM Boeny, ont été annulés ou reportés. Malgré un couvre-feu assoupli, la peur persiste dans les rues de Mahajanga.
M’Soil Said Ahmed

