Depuis plus de six mois, le Consulat général de l’Union des Comores à Mahajanga tourne au ralenti. L’absence de Bacar Djambaé Mzé, exclu de ses fonctions de consul général, plonge les usagers, en particulier les étudiants comoriens, dans une attente interminable.
Les cris de détresse des étudiants comoriens à Mahajanga n’ont cessé de se multiplier : pour obtenir une simple certification de documents, il faut parfois attendre des semaines. Le vice-consul Djaloude Hassane, censé assurer l’intérim, reste aux abonnés absents ou dans l’ombre d’une administration silencieuse. Il aura fallu des mois pour que les autorités réagissent. Bonne nouvelle enfin : les étudiants peuvent désormais faire certifier leurs documents directement à Mahajanga. Une lueur dans l’obscurité.
Mais tout n’est pas réglé. À présent, ce sont les ressortissants malgaches désirant se rendre aux Comores qui se heurtent à un mur administratif. Obtenir un visa ou les documents nécessaires relève du parcours du combattant. Un service consulaire qui se cherche, une diplomatie absente, et des citoyens laissés pour compte.
Le consulat de Mahajanga symbolise aujourd’hui les failles criantes de notre représentation à l’étranger. Pendant que l’Union des Comores se perd en nominations floues, ses ressortissants, eux, perdent patience.

