Les autorités judiciaires malgaches haussent le ton face à la propagation de rumeurs et de fausses informations sur les réseaux sociaux. Dans une déclaration officielle, le procureur général près la Cour d’appel, Didier Alban Razafindralambo, a dénoncé ce qu’il qualifie de campagnes de diffamation visant des responsables du ministère de la Justice, et plus particulièrement la ministre Fanirisoa Ernaivo.
Selon le magistrat, ces agissements ne relèvent pas d’une simple polémique, mais s’inscrivent dans une tentative délibérée d’entraver l’action du ministère, dont l’une des priorités affichées reste la lutte contre la corruption et l’impunité. « Des centaines de millions de dollars sont en jeu, impliquant d’anciens hauts responsables prêts à contre-attaquer », a-t-il affirmé, soulignant la sensibilité des dossiers actuellement traités par la justice.
Tout en réaffirmant son attachement aux principes constitutionnels de liberté d’expression et de droit à l’information, le ministère de la Justice rappelle que ces libertés ne sont pas absolues et doivent s’exercer dans le respect des lois en vigueur. Des mesures appropriées, a-t-il prévenu, seront prises afin de mettre un terme aux dérives constatées.
Dans le même esprit, la Présidence de la Refondation de la République de Madagascar a publié un communiqué appelant à la responsabilité sur les plateformes numériques et mettant en garde contre les abus observés. Des poursuites judiciaires ont d’ores et déjà été engagées à l’encontre des auteurs présumés de ces diffusions, dans l’objectif de garantir une liberté d’expression responsable et conforme au cadre légal.
Cette position ferme des autorités intervient dans un contexte de tensions accrues autour de dossiers judiciaires sensibles, où les réseaux sociaux jouent un rôle croissant dans la formation de l’opinion publique.

