Près de quatre mois après leur licenciement, les anciens employés de Com’Air Assistance et de l’Agence des Aéroports des Comores (ADC) attendent toujours le versement de leurs indemnités. Lors d’un point de presse organisé ce lundi à Moroni, le collectif des travailleurs licenciés a exprimé sa lassitude face aux promesses non tenues des autorités.
Réunis au foyer Aouladil Comores, les représentants du collectif ont déclaré avoir rencontré récemment la ministre des Transports et le secrétaire général du gouvernement. Selon eux, ces responsables ont de nouveau assuré que les paiements commenceront d’ici la fin du mois, en commençant par le groupe A. Le collectif appelle ainsi à la patience, mais avertit qu’en cas de nouvel échec, des actions seront envisagées.
« Cela fait des mois que nous attendons. Le gouvernement avait promis un versement à partir du 28 mai. Aujourd’hui encore, rien n’a été fait », déplore Soulé Assoumani Ali, porte-parole du collectif. Il précise qu’un agent comptable avait même été recruté pour gérer la procédure, sans résultat jusqu’à présent. « Nous devons faire preuve de responsabilité, mais notre patience a des limites », a-t-il ajouté.
Les licenciements concernent environ 500 personnes, remerciées dans le cadre du transfert de gestion de l’aéroport international Prince Saïd Ibrahim à la société émiratie Terminal Airport Management, entrée en fonction officiellement le 2 juin.
Du côté des anciens agents de l’ADC, le ton est plus ferme. Lors d’une réunion parallèle, une représentante a dénoncé le manque de considération des autorités à leur égard. « On nous a promis une indemnisation, devant la presse, devant tout le pays. Aujourd’hui, rien n’a été versé. Nous sommes des parents, des citoyens instruits, et nous exigeons le respect de nos droits », a-t-elle déclaré, appelant directement le président Azali Assoumani à intervenir.
Cette nouvelle prise de parole publique traduit l’exaspération croissante des anciens employés, plongés depuis plusieurs mois dans une incertitude économique et sociale. Si aucune avancée concrète n’est enregistrée d’ici la fin du mois, le collectif envisage de passer à l’action.

