Les négociations entre le gouvernement comorien et les organisations patronales concernant la réforme du mode de calcul de certains impôts et taxes se poursuivent dans un climat tendu. Depuis le samedi 5 juillet, des échanges approfondis ont lieu au Ministère des Finances autour d’une circulaire modifiant notamment la Taxe de Consommation (TC), les droits d’accise et l’Acompte sur l’Impôt (AI).
Face à cette réforme, les représentants du secteur privé ont fait part de leurs “préoccupations” et regrettent le “caractère unilatéral” de la mesure. Selon eux, cette réforme risque d’entraîner une hausse des droits perçus à l’importation et, par ricochet, une augmentation des prix à la consommation.
Les organisations patronales ont demandé l’annulation pure et simple de la circulaire, soulignant qu’une telle mesure aurait dû faire l’objet d’une concertation préalable avec les acteurs économiques.
Le Ministère des Finances, du Budget et du Secteur Bancaire a tenu à rappeler que cette réforme s’inscrit dans le cadre de l’application stricte des articles 39 et 140 du Code Général des Impôts. Pour les autorités, il s’agit d’une “mesure de mise en conformité juridique, et non d’une décision arbitraire”.
Dans un esprit d’écoute et de responsabilité, le Ministère a formulé des propositions visant à favoriser l’apaisement et à accompagner la mise en œuvre de la réforme dans des conditions acceptables pour toutes les parties. Ces propositions ont été présentées aux représentants des organisations patronales, qui souhaitent consulter leurs membres avant de faire part de leur position officielle.
Une nouvelle réunion est programmée pour le jeudi 10 juillet 2025 afin de poursuivre les discussions “dans un climat de sérénité, de respect mutuel et de dialogue constructif”, selon le communiqué officiel.
Le Ministère tient à rassurer l’ensemble de la population que les négociations se poursuivent dans un cadre institutionnel apaisé. Il appelle à la vigilance face aux rumeurs infondées circulant sur les réseaux sociaux et réaffirme que “seul le dialogue demeure la voie appropriée pour parvenir à des solutions partagées”.
Cette réforme fiscale intervient dans un contexte économique où l’équilibre entre les nécessités budgétaires de l’État et la préservation du pouvoir d’achat des consommateurs reste un enjeu majeur pour l’archipel comorien.


