Opinion

Le peuple comorien face au régime d’Azali Assoumani (Par Soulé Mohamed)

Azali Assoumani cherche aujourd’hui à s’éclipser alors qu’il a pris et conservé le pouvoir par la force, sans jamais respecter le choix souverain du peuple comorien. En 2019, les Comoriens avaient élu un président de l’opposition, mais Azali a détourné cette élection au moyen d’un véritable coup d’État. Depuis, il règne illégitimement, refusant de reconnaître la volonté populaire et manipulant le système à son avantage.

Cet homme a toujours été un manipulateur. Il est capable d’inventer des scénarios machiavéliques uniquement pour se protéger et se maintenir au pouvoir indéfiniment. Aujourd’hui, en pleine crise de légitimité, il tente de redorer son image auprès de la population en agitant la question de Mayotte. Mais nous, en tant que majorité du peuple comorien, ne sommes pas dupes.

Azali n’a jamais évoqué le dossier de Mayotte lorsqu’il présidait l’Union africaine. Comment peut-il prétendre aujourd’hui se battre pour le retour de Mayotte dans l’intégrité territoriale des Comores, alors qu’il a toujours été silencieux sur cette question ? Ce revirement soudain n’est rien d’autre qu’un écran de fumée. Il cherche uniquement à manipuler l’opinion publique pour se racheter et reconquérir une légitimité qu’il a perdue depuis longtemps.

Nous appelons donc le peuple comorien à ne pas se laisser tromper ni instrumentaliser. Azali n’est pas sincère. Il ne défend pas les intérêts du pays, mais les siens et ceux de son entourage. Il est même prêt à transmettre le pouvoir à son fils, dans une logique dynastique inacceptable.

Comment Azali peut-il condamner la France pour le maintien de Mayotte dans son giron à la suite d’un référendum, alors qu’il ne respecte pas lui-même le vote des Comoriens sur les trois autres îles ? Il y a là une contradiction profonde. On ne peut exiger la justice ailleurs quand on est incapable de l’appliquer chez soi.

Ce que nous demandons est clair : Azali doit quitter le pouvoir. Il n’a pas été élu démocratiquement et ne peut plus prétendre représenter la nation. Il doit laisser place à un président légitimement choisi par le peuple comorien. C’est à ce futur président qu’il reviendra de négocier avec la France la question de Mayotte, dans un cadre apaisé et crédible.

Nous voulons la liberté pour le peuple comorien, la libération des prisonniers politiques, et la fin de cette mascarade qui déchire notre pays. Azali est incapable de gérer les trois îles ; comment pourrait-il sérieusement prétendre à récupérer la quatrième ?

Le moment est venu de rétablir la démocratie, d’instaurer une stabilité politique réelle, et de poser les bases d’une stabilité économique et sociale durable. Ce n’est qu’à ces conditions que notre pays pourra avancer.

Nous remercions notre peuple pour sa vigilance, sa résistance et sa détermination.

SOULÉ MOHAMED

aliou

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