Une quinzaine de jeunes sportifs, dont trois filles, ont pris part mardi soir à un atelier de formation en arts martiaux mixtes (MMA) à la salle de combat de l’Institut national de la Jeunesse et des Sports (INJS) de Moroni, comme le rapporte Al Watwan. La séance était dirigée par le directeur technique national de la fédération, Imara Saïd Mohamed, qui a initié les participants aux bases de cette discipline.
Le formateur a expliqué que l’entraînement portait sur la percussion, le combat au sol et surtout la transition entre ces phases, considérée comme essentielle dans le MMA. Cet atelier s’inscrit dans une série de stages organisés par la fédération : après celui du 8 janvier au Tennis Club de Moroni et du 9 janvier à Mitsudje, celui de l’INJS porte à trente-deux le nombre total de participants formés.
Ce troisième stage était destiné au club Ibrak Tae Dojan d’Itsinkudi ya Washili, spécialisé en taekwondo. Parmi les jeunes formés, Hairane Saïd Mbaé, 10 ans, a confié vouloir faire carrière dans le MMA : « J’ai commencé le taekwondo en 2022, mais depuis un an je suis attirée par le MMA. Ce stage est une étape importante pour moi. »
Imara Saïd s’est dit satisfait de l’engagement des stagiaires : « Ils montrent de l’enthousiasme, de l’humilité et une réelle volonté de progresser. Je suis fier de partager ces moments avec des jeunes de différents horizons. » Pour lui, le MMA est une discipline qui unit et pousse chacun à se dépasser.
Parmi les participants, le jeune Imrane Djaafar, également âgé de 10 ans, a déjà suivi trois stages et affirme être particulièrement attaché au MMA.
Le MMA a été retenu comme sport de démonstration pour les Jeux des îles Comores 2027. Pour la fédération, cette reconnaissance marque une avancée importante dans la promotion de la discipline. Elle prévoit aussi l’acquisition d’un octogone afin d’offrir aux athlètes des conditions d’entraînement optimales et sécurisées.
L’international comorien Hadji Soilihi Toaha souligne que le MMA est en plein essor dans l’archipel : « Nous ne formons pas seulement des pratiquants issus du taekwondo ou du karaté, mais aussi des jeunes passionnés qui voient dans le MMA un avenir prometteur. »
Un responsable du club Ibrak Tae Dojan, Kassim Ahmed Zoubeiri, confirme cette dynamique et estime que la discipline progresse « assurément » aux Comores.

