Une page se tourne pour Najda Saïd Abdallah. La justice comorienne a officiellement condamné, le jeudi 12 juin, l’auteur principal des violences à son encontre. Les autres prévenus, initialement considérés comme complices, ont été fixés sur leur sort : certains ont été relaxés au bénéfice du doute, tandis que d’autres ont été condamnés à des peines de prison ferme.
Dans une déclaration émotive publiée sur ses réseaux sociaux, Najda Saïd Abdallah a exprimé sa reconnaissance envers la justice. Elle a salué une décision historique et symbolique pour toutes les victimes de violences basées sur le genre, soulignant que ce verdict marque “la fin de l’impunité pour les actes de diffamation, de calomnie et de cyberviolence”.
« Nous avons été jusqu’au bout pour arracher notre droit sans baisser la tête, et nous avons gagné », a-t-elle affirmé avec détermination. La militante estime que cette décision crée une jurisprudence importante, offrant aux victimes un précédent juridique favorable dans leur lutte pour la dignité et les droits humains.
Cette victoire judiciaire est aussi, selon ses mots, “une victoire collective”, adressée à toutes les personnes qui l’ont soutenue depuis le début de cette affaire. Elle encourage désormais les femmes comoriennes à faire entendre leur voix, à se battre contre les violences sexistes et à œuvrer pour un avenir fondé sur le développement et la positivité.
En clôture de son message, Najda Saïd Abdallah a lancé un vibrant appel : « Vive la femme comorienne, et vivent les Comores dans le développement et la positivité ! »


