La Journée internationale dédiée à la lutte contre la corruption a été commémorée ce mardi à l’hôtel Retaj, en présence du Président de l’Union des Comores, Azali Assoumani. À cette occasion, le ministre des Finances, du Budget et du Secteur bancaire, Ibrahim Mohamed Abdourazak, a prononcé une allocution empreinte de fermeté et de sens des responsabilités, réaffirmant la détermination des autorités à combattre ce fléau.
Dans son intervention, le ministre a souligné que la corruption constitue un frein majeur à la croissance économique, à la solidité des institutions et à la crédibilité de l’action publique. Il a rappelé que, sous l’impulsion du chef de l’État, le gouvernement a érigé la probité, la transparence et la bonne gouvernance au rang de priorités stratégiques.
Cette orientation s’est traduite, selon lui, par la mise en œuvre de réformes profondes, notamment dans le domaine des marchés publics, appuyées par un cadre juridique modernisé. Il a également insisté sur l’exigence de déclaration des bénéficiaires réels et sur l’application rigoureuse des règles, comme leviers essentiels pour prévenir les pratiques illicites.
Ibrahim Mohamed Abdourazak a par ailleurs mis en avant les progrès enregistrés dans plusieurs secteurs clés, citant la modernisation du système fiscal, l’assainissement de la gestion des finances publiques, la réorganisation du secteur bancaire, ainsi que le renforcement des dispositifs de prévention du blanchiment de capitaux et de consolidation des mécanismes de redevabilité.
Le ministre des Finances a rappelé que la lutte contre la corruption ne saurait être l’apanage des seules institutions, mais qu’elle relève d’un devoir collectif. Il a insisté sur le fait qu’il s’agit d’un choix fondamental pour bâtir un État moderne, intègre et digne de la confiance du peuple comorien.

