Le 26 novembre 2025, un coup d’État militaire a renversé l’ordre constitutionnel en Guinée-Bissau, portant au pouvoir le général Horta Inta-a. Face à cette prise de force, Fernando Dias da Costa, reconnu comme président élu, a choisi de riposter sur le plan financier.
Dès les premiers jours, Dias a engagé des démarches auprès des institutions régionales, écrivant notamment au gouverneur de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) et au président de la Commission de la CEDEAO. Dans ses correspondances, il rappelle que le régime issu du putsch n’a aucune légitimité et demande le gel de toutes les transactions financières pour empêcher tout détournement des fonds publics.
« Tout déblocage de fonds au profit du régime actuel pourrait être interprété comme une complicité », avertit-il, soulignant les conséquences juridiques et politiques pour toute institution qui soutiendrait les militaires.
Par cette stratégie, Fernando Dias cherche à isoler économiquement les putschistes et à renforcer sa légitimité sur la scène internationale. Il appelle également les partenaires régionaux et internationaux à maintenir leur reconnaissance du processus démocratique et à refuser toute validation du pouvoir issu du coup d’État.
Cette initiative illustre clairement sa volonté de priver les militaires des moyens financiers nécessaires pour consolider leur autorité, tout en mobilisant la communauté internationale pour défendre la légalité constitutionnelle en Guinée-Bissau.

