Plusieurs présidents, responsables et cadres de partis politiques africains progressistes ont publié un communiqué conjoint exprimant leur profonde préoccupation face aux tensions institutionnelles survenues en Guinée-Bissau après le premier tour de l’élection présidentielle.
Les signataires dénoncent « des tensions institutionnelles inacceptables » et appellent la communauté internationale, notamment les Nations unies, l’Union africaine et la CEDEAO, à s’impliquer davantage pour garantir un dénouement « serein, pacifique et transparent » du processus électoral.
Les partis exigent la publication sans délai des résultats provisoires par le président de la Commission électorale nationale (CEN). Selon eux, seule une proclamation rapide, fidèle et transparente peut préserver la confiance des citoyens et empêcher une aggravation de la crise.
Ils insistent sur la nécessité de respecter « le vote souverain du peuple bissau-guinéen » et de protéger l’intégrité du processus démocratique.
Le communiqué attire également l’attention sur la situation du candidat Fernando Dias, actuellement hors du territoire, dont le retour sécurisé doit être garanti, selon les signataires.
Ils appellent en outre à la libération immédiate de plusieurs responsables politiques arrêtés, en particulier Domingos Simões Pereira, président du PAIGC, estimant que ces détentions constituent une atteinte grave aux principes démocratiques.
Les partis africains affirment que cette crise représente une occasion pour l’Afrique de démontrer sa maturité politique. Ils réaffirment leur engagement à promouvoir des processus électoraux exemplaires, le respect de la souveraineté populaire et la lutte contre les dérives qui freinent la consolidation démocratique sur le continent.
Enfin, les signataires expriment leur solidarité au peuple de Guinée-Bissau et appellent à une issue « apaisée et conforme à la loi », garantissant la stabilité des institutions, la paix civile et le respect du choix des électeurs.

