À l’occasion des journées internationales consacrées aux droits de l’enfant et à l’élimination des violences faites aux femmes, les Comores ont réaffirmé leur engagement en faveur de la protection des plus vulnérables. La marche pacifique organisée depuis 2012 par l’Ong Hifadhwi, devenue un rendez-vous incontournable, a mobilisé associations, citoyens et autorités pour rappeler que chaque enfant et chaque femme a droit à la dignité, à la sécurité et à une vie sans discrimination.
Lors de ce rassemblement, les participants ont dénoncé les violences persistantes — abus physiques et psychologiques, violences sexuelles, mariages précoces ou forcés — qui continuent de menacer les enfants et les femmes. Le gouvernement, à travers le ministère de la Promotion du Genre, a réitéré son engagement à renforcer les lois, soutenir les victimes, sanctionner les auteurs et travailler aux côtés des associations et partenaires internationaux pour bâtir une société plus juste et égalitaire. L’action de l’Ong Hifadhwi et le soutien des partenaires techniques ont été salués comme essentiels dans cette lutte.
Au cœur de la marche, le message était clair : « Non à la violence, non à l’impunité ». Plusieurs voix fortes se sont levées, dont celle de la ministre du Genre et de l’artiste engagée Zayone Yahaya, qui a encouragé les victimes à briser le silence. La mobilisation a été présentée comme un mouvement collectif vers une société comorienne où les droits des femmes et des enfants sont pleinement protégés et garantis.

