La situation sanitaire à Madagascar suscite une vive inquiétude dans l’ensemble de l’océan Indien. Depuis plusieurs semaines, les autorités sanitaires font état d’une hausse préoccupante des cas de MPOX sur la Grande Île, ravivant les craintes d’une propagation rapide vers les territoires voisins, en particulier Mayotte.
Face à cette flambée épidémique, une partie importante de la population mahoraise appelle les autorités françaises à prendre des mesures immédiates, notamment la fermeture temporaire des frontières aériennes et maritimes entre Mayotte et Madagascar. Pour ces citoyens, il s’agit d’une mesure de précaution indispensable afin de protéger la population locale et d’éviter l’émergence d’une nouvelle crise sanitaire sur le territoire.
Les acteurs de la société civile soulignent la fragilité du système de santé mahorais, déjà fortement sollicité par des défis structurels et des crises sanitaires récurrentes. Selon eux, Mayotte ne disposerait pas des capacités suffisantes pour faire face à une éventuelle importation massive de cas de MPOX, ce qui pourrait rapidement saturer les infrastructures hospitalières.
Dans ce contexte, ils demandent à l’État français de renforcer les contrôles sanitaires aux points d’entrée et de suspendre provisoirement les liaisons avec les zones considérées à risque, le temps que la situation épidémiologique se stabilise à Madagascar.
Cette mobilisation intervient alors que les autorités sanitaires régionales appellent à la vigilance, à la prévention et à une coopération renforcée entre les pays de la région. Pour de nombreux Mahorais, seule une décision ferme et rapide des pouvoirs publics permettra de prévenir une nouvelle urgence sanitaire et de garantir la sécurité collective.

