C’est un cri de douleur qui a traversé les frontières, un appel au secours lancé au cœur de la nuit par une mère comorienne, dévastée par l’état critique de sa fille. À seulement 4 ans, la petite R. Mohamed, plongée dans le coma depuis deux semaines à la suite d’un accident à l’école, s’est éteinte ce lundi au Centre hospitalier universitaire de Brest.
Tout a commencé le 23 juin dernier, dans la cour d’une école de Quimper, en Bretagne. Joyeuse et pleine de vie, elle fait une chute à trottinette sous les yeux de ses camarades. Les circonstances exactes de l’accident demeurent floues, mais les suites médicales ont rapidement plongé la famille dans l’angoisse. Hospitalisée en urgence, la fillette n’a jamais repris connaissance. Une possible erreur médicale est désormais envisagée par ses proches.
Face à cette détresse, la jeune mère avait contacté l’avocat franco-comorien Maître Saïd Larifou, connu pour son engagement humaniste et son indéfectible soutien aux diasporas africaines en Europe. Sans hésiter, il a répondu à l’appel.
« C’est un immense honneur pour moi de recevoir la confiance de mes compatriotes, de pouvoir les défendre dans des moments aussi douloureux. Cette mission, je la ressens profondément, dans chaque geste, chaque parole, chaque urgence humaine comme celle-ci », avait déclaré Maître Larifou, alors qu’il s’apprêtait à se rendre au Tchad pour une autre affaire internationale.
Il a ainsi entrepris les premières démarches pour accompagner la famille, tant sur le plan juridique que moral. Le décès de Rabouan Mohamed est un choc pour la communauté comorienne de Quimper, profondément unie dans le deuil. À Sima Ya Washili, sa ville d’origine aux Comores, l’émotion est également immense. Famille, proches, camarades d’école… tous pleurent la disparition d’un ange parti trop tôt.

