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Djando : Une nouvelle interdiction des réunions politiques fait polémique

Aux Comores, une nouvelle mesure administrative vient encadrer l’activité politique locale. Par une décision datée du 9 janvier 2026, le préfet de Djando, Ali Souffou Mguereza, a interdit la tenue de réunions politiques restreintes dans les domiciles privés relevant de sa circonscription.

Le document officiel, signé par l’autorité préfectorale, précise que cette décision est motivée par des considérations liées à la sécurité et au maintien de la paix publique. Il indique également que les forces de l’ordre sont chargées de veiller à l’application de cette mesure sur l’ensemble du territoire concerné

Selon plusieurs observateurs de la scène politique, cette décision s’inscrit dans une série de mesures similaires déjà observées dans d’autres localités du pays, notamment à Moroni et à Fomboni, sur l’île de Mohéli. « Ces décisions préfectorales successives traduisent un durcissement du cadre encadrant les activités politiques locales », observent-ils.

Toujours selon ces observateurs de la scène politique comorienne, les autorités locales justifient ces restrictions par la nécessité de prévenir d’éventuels troubles à l’ordre public. « Les responsables administratifs mettent en avant des impératifs sécuritaires pour expliquer l’interdiction des réunions politiques dans les domiciles privés », soulignent-ils.

Plusieurs d’entre eux estiment que ces mesures pourraient avoir des répercussions sur l’exercice des libertés publiques. « Des voix au sein de l’opposition considèrent que ces interdictions limitent les possibilités d’organisation et d’expression politique, notamment dans un contexte où les partis disposent de peu d’espaces formels de réunion ».

Sur le terrain les partis d’opposition expriment leurs préoccupations face à ce qu’ils perçoivent comme un resserrement progressif de l’espace politique. « Ces formations dénoncent une restriction accrue de leurs activités et appellent au respect des libertés de réunion et d’association », disent-ils.

Selon plusieurs observateurs, la multiplication de ces décisions préfectorales pourrait alimenter les tensions politiques si aucun cadre de dialogue n’est mis en place. « Le climat politique apparaît marqué par une vigilance accrue des autorités et une inquiétude persistante des acteurs politiques quant à l’évolution du cadre démocratique », concluent-ils.

Comores Echos24

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