La Direction régionale de la santé (DRS) de Ndzuani a annoncé, ce lundi 26 janvier, la détection de deux cas suspects de Mpox à la suite d’un contrôle sanitaire effectué au port de Mutsamudu. Les personnes concernées figuraient parmi les passagers du bateau Acadie, récemment arrivé sur l’île.
Selon les autorités sanitaires, les deux individus ont été immédiatement pris en charge et transférés au centre d’isolement de Bambao Mtsanga, où ils sont placés sous surveillance médicale en attendant les résultats des analyses destinées à confirmer ou infirmer la présence du virus.
L’annonce a été faite lors d’un point de presse animé par le directeur régional de la santé par intérim, le docteur Mohamed Salim Ben Said Hafi. Il a indiqué que les prélèvements avaient été réalisés par une équipe médicale de l’Africa CDC, actuellement déployée à Ndzuani pour appuyer les services locaux. « Les équipements nécessaires sont désormais disponibles sur l’île. Les analyses sont en cours avec l’appui de l’Africa CDC, et les résultats seront communiqués dès qu’ils seront connus », a-t-il précisé.
Le samedi 24 janvier, le bateau Acadie a accosté à Mutsamudu avec à son bord 247 passagers et 17 membres d’équipage. Sur les 162 passagers ayant débarqué à Ndzuani, deux présentaient des lésions cutanées considérées comme suspectes par les équipes sanitaires, ce qui a motivé leur isolement préventif.
Revenant sur les mesures mises en place, le Dr Hafi a rappelé le renforcement du dispositif de surveillance épidémiologique aux principaux points d’entrée de l’île. Des mécanismes spécifiques de prévention contre le Mpox sont opérationnels au port de Dodin, au port de Mutsamudu et à l’aéroport de Wani, en coordination avec les forces de sécurité et les autres services concernés.
À chaque arrivée maritime, a-t-il expliqué, des procédures strictes sont appliquées, incluant la désinfection des navires et des marchandises, le contrôle sanitaire des passagers et de l’équipage, le lavage des mains, ainsi que la distribution de masques dans le cadre des mesures barrières.
Le responsable sanitaire a également détaillé la méthode ayant permis d’identifier les cas suspects. « Chaque passager est soumis à une vérification de ses documents médicaux, complétée par une observation clinique, notamment du visage et des membres supérieurs. C’est au cours de cette étape que des signes évocateurs de la maladie ont été détectés chez deux personnes », a-t-il expliqué.
Dans l’attente des résultats définitifs, la Direction régionale de la santé appelle la population au calme et à la vigilance. Elle rappelle que le respect rigoureux des mesures de prévention, distanciation physique, hygiène des mains et port du masque, demeure essentiel pour éviter toute propagation du Mpox sur l’île.

