Réuni mercredi 14 janvier à Beit-Salam sous la présidence du chef de l’État, Azali Assoumani, le conseil des ministres a examiné plusieurs dossiers stratégiques touchant à l’énergie, aux finances publiques, à la sécurité migratoire et à la santé.
Le ministre de l’Énergie, Aboubacar Said Anli, a présenté une note concernant la visite d’une mission de l’Association géothermique africaine (Aga) dans le cadre de l’organisation de la conférence Argeo C11, prévue aux Comores en octobre 2026. Il a également sollicité l’autorisation de signer un protocole d’accord, assurant que toutes les dispositions sont prises pour garantir le succès de cet événement international, porteur d’opportunités pour le développement énergétique du pays.
Le ministre de l’Intérieur, Mohamed Ahmed Assoumani, a dressé le bilan des flux migratoires de 2025. En six mois, environ 400 migrants ont été interceptés sur les côtes tanzaniennes, majoritairement originaires de RDC, du Burundi et du Rwanda. Les femmes et mineurs représentent près de 75 % de ces personnes. Le conseil a recommandé un renforcement de la surveillance des zones côtières, notamment à Nyumakele (Ndzuani), ainsi qu’un durcissement des sanctions dans la future loi sur l’émigration.
Le ministre des Finances et du Budget, Ibrahim Mohamed Abdourazak, a présenté les avancées de la cinquième revue du programme de la Facilité élargie de crédit (FEC) avec le FMI. Le conseil a insisté sur la nécessité de clarifier les limites de l’endettement de l’État. Un projet de décret sur le statut et les responsabilités des comptables publics a également été discuté, visant à renforcer la transparence dans la gestion des finances publiques.
Deux notes ont été soumises par le ministère des Postes et Télécommunications. La première portait sur l’avancement de la phase pilote de la technopole numérique, saluée par le conseil. La seconde concernait une mission d’évaluation de la cyber-résilience nationale, menée par la Banque mondiale. Le gouvernement a donné son accord, tout en insistant sur une coordination stricte pour éviter les chevauchements administratifs.
Enfin, le ministre de la Santé a indiqué qu’aucun cas de Mpox n’a été enregistré depuis le 31 décembre sur les trois îles. Des mesures de prévention ont néanmoins été renforcées, notamment aux points d’entrée officiels et non officiels, en collaboration avec la Garde-côte.

