Le Centre Médico-Universitaire (CMU) de Mutsamudu a accueilli une réunion réunissant chefs religieux, associations féminines et responsables sanitaires du district. Cette rencontre marque le lancement officiel de la campagne de vaccination contre le papillomavirus humain (HPV), un virus très répandu responsable de la majorité des cancers du col de l’utérus. Le vaccin utilisé est Gardasil, destiné à prévenir les lésions précancéreuses pouvant évoluer vers un cancer.
Le médecin-chef du CMU a insisté sur l’importance d’une mobilisation collective : « Sans votre aide, nous ne pouvons réussir cette campagne », a-t-il déclaré devant les participants.
De son côté, le représentant de la direction régionale de la Santé, Salim Ahmed, a rappelé les enjeux sanitaires et financiers. Le vaccin, dont le coût peut atteindre 40 000 francs, sera administré gratuitement. Les équipes médicales se déplaceront directement dans les quartiers pour atteindre les bénéficiaires. En parallèle, des enquêteurs mèneront une sensibilisation porte-à-porte dès samedi afin d’assurer une large adhésion.
Le calendrier prévoit un démarrage le 25 novembre, avec une cible prioritaire : les filles âgées de 9 à 14 ans, considérées comme la tranche la plus vulnérable et la plus à protéger.
La représentante du ministère de la Santé a souligné l’importance de l’introduction de ce nouveau vaccin dans le pays : « Si ce vaccin était resté dans les hôpitaux, cela aurait été une erreur. » Elle a expliqué que le choix de la tranche d’âge repose sur des critères médicaux : à cet âge, les jeunes filles n’ont généralement pas encore commencé leur vie sexuelle, ce qui maximise l’efficacité préventive du vaccin contre le cancer du col de l’utérus.
M’Soil Said Ahmed

