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Attaque de l’aéroport de Niamey : Le général Tiani accuse Macron, Talon et Ouattara

Dans la nuit du mercredi 28 au jeudi 29 janvier, l’aéroport international Diori Hamani de Niamey a été le théâtre d’une attaque armée. Des tirs nourris et de fortes explosions ont retenti pendant près d’une demi-heure avant que les forces nigériennes ne reprennent le contrôle de la zone. Si l’hypothèse d’une action djihadiste est jugée crédible par plusieurs observateurs, le chef du régime militaire, le général Abdourahamane Tiani, a choisi une autre lecture politique de l’événement. 

Dans une déclaration diffusée sur la radio publique La Voix du Sahel, le général Tiani a félicité les forces de défense nigériennes ainsi que leurs alliés russes pour leur « professionnalisme » lors de la riposte. Mais surtout, il a accusé nommément trois chefs d’État étrangers d’être derrière l’attaque : Emmanuel Macron (France), Patrice Talon (Bénin) et Alassane Ouattara (Côte d’Ivoire).  

Selon lui, ces dirigeants seraient les « sponsors » des assaillants, qu’il qualifie de mercenaires. « Nous les avons suffisamment écoutés aboyer, qu’ils s’apprêtent désormais à nous écouter », a lancé le général, dans un ton particulièrement offensif.  

Le ministère nigérien de la Défense a confirmé que la base aérienne 101, située au sein de l’aéroport, avait été visée par « un groupe de mercenaires télécommandés ». La télévision publique a montré des images de corps présentés comme ceux des assaillants, affirmant qu’un ressortissant français figurait parmi eux.  

Ces accusations s’inscrivent dans un climat de tension croissante entre Niamey et plusieurs capitales occidentales. Depuis le renversement du président Mohamed Bazoum en juillet 2023, la junte a expulsé les forces françaises et américaines, préférant se rapprocher de nouveaux partenaires, notamment la Russie.  

Alors qu’aucun groupe djihadiste n’a revendiqué l’opération, les propos du général Tiani marquent une volonté de politiser l’événement. En pointant du doigt trois présidents africain et européen, il tente de transformer une attaque armée en symbole de résistance face à des « ennemis extérieurs », consolidant ainsi son image de dirigeant défiant l’Occident. 

Comores Echos24

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