Face à un dispensaire vétuste et saturé, les habitants de Jimilime ont lancé la construction d’un poste de santé. Aucun soutien de l’État n’est signalé pour ce projet pourtant vital. C’est à partir des cotisations locales et de la caisse du vieux dispensaire que l’initiative a vu le jour. Selon Ibrahim Abdou, un jeune étudiant du village, cette mobilisation est née de la frustration générale, après des années de négligence. Dans cette partie du pays, la solidarité remplace les politiques publiques. Une réalité de plus en plus fréquente dans les villages oubliés d’Anjouan.
Msoil Said Ahmed

