L’Université de Patsy, à Anjouan, a accueilli ce samedi un événement d’importance nationale. Il s’agit du lancement officiel des Assises Nationales sur la Transformation de l’Éducation (ANTE) par le Président de l’Union des Comores, Azali Assoumani.
Dans un contexte de réformes structurelles, cette initiative marque la volonté ferme du gouvernement de repenser en profondeur le système éducatif, afin de le rendre résilient, inclusif et aligné sur les objectifs de développement durable du pays. « L’avenir de l’école ne se décide pas dans les bureaux administratifs. Il se construit dans l’écoute, le dialogue et la prise en compte des réalités locales », a déclaré le chef de l’État dans son discours d’ouverture.
Les ANTE s’inscrivent dans un processus consultatif inédit, réunissant enseignants, élèves, parents, société civile, collectivités locales et partenaires techniques. L’objectif est de permettre une co-construction des solutions éducatives fondées sur les besoins concrets du terrain et les aspirations de la population.
Ces assises aboutiront à l’élaboration d’un Pacte éducatif national, véritable feuille de route pour une éducation rénovée, qui sera présenté à Moroni du 30 juin au 2 juillet 2025. Ce Pacte devra jeter les bases d’un modèle éducatif comorien moderne, axé sur la qualité, l’équité, la formation professionnelle, l’innovation et l’adaptation au monde du travail.
À travers cette démarche, le gouvernement affirme sa conviction : l’éducation doit être le pilier central de l’émergence des Comores à l’horizon 2030. En dotant le pays d’un système éducatif performant, inclusif et adapté aux défis contemporains, les autorités entendent préparer les jeunes générations à relever les enjeux économiques, sociaux et environnementaux du futur.
Le lancement des ANTE à Anjouan témoigne de l’engagement direct du Président Azali à faire de l’éducation une priorité nationale et un levier stratégique pour la transformation sociale et économique du pays. Ces Assises marquent le début d’un dialogue national profond sur le devenir de l’école comorienne. Une mobilisation collective est désormais attendue pour faire de ce chantier une réussite partagée au service de l’avenir des Comores.

