Ce lundi 30 juin 2025, une grève a éclaté à l’aéroport international des Comores. À l’origine du mouvement : des agents de la société Terminal Aéroport Management protestent contre la transformation de leur salaire de base en indemnités, une pratique qu’ils jugent contraire à leurs droits.
Pour ces agents, le salaire de base constitue un droit fondamental. Le remplacer par des indemnités revient, selon eux, à en réduire la portée. « Les indemnités ne sont que des compléments. Elles ne peuvent en aucun cas se substituer à une part de notre salaire fixe », déclare un employé ayant requis l’anonymat. Plusieurs autres travailleurs, témoins de la situation, ont également demandé à rester anonymes.
Cette mobilisation survient dans un climat déjà tendu, notamment après le licenciement de 500 agents ces derniers mois. Les employés encore en poste affirment devoir assumer une charge de travail nettement alourdie, sans aucune compensation ni revalorisation salariale. Pire encore, ils dénoncent une baisse nette de leurs revenus, perçue comme une injustice criante.
« Nous n’avons jamais réclamé de privilèges. Ce que nous attendions, c’était une réponse logique à notre nouvelle réalité : moins de personnel, plus de responsabilités. Mais au lieu d’une reconnaissance, on nous retire ce qui nous revient de droit », affirme un autre gréviste.
À ce jour, la direction de Terminal Aéroport Management ne s’est pas exprimée publiquement sur la situation. Les agents, eux, réclament des explications claires et une correction immédiate de ce qu’ils considèrent comme une grave erreur de gestion sociale.

