Le RIDJA-PACTEF a salué, dans un communiqué rendu public, l’abrogation des décisions préfectorales qui interdisaient les réunions politiques dans les domiciles privés, estimant qu’il s’agit d’un rétablissement des libertés fondamentales et d’un succès pour l’État de droit aux Comores.
Selon le parti, ces mesures administratives portaient « une atteinte grave et manifeste » à la liberté de réunion et à l’inviolabilité du domicile, garanties par la Constitution comorienne. Leur retrait ferait suite à des démarches menées auprès du ministre de l’Intérieur par plusieurs forces vives nationales, dont le RIDJA-PACTEF, qui dénonçaient l’illégalité de ces arrêtés.
Dans son communiqué, le président du RIDJA-PACTEF, Me Saïd Larifou, a exprimé sa « profonde gratitude » aux acteurs de la société civile et aux citoyens mobilisés. Il a souligné que leur engagement, leur sens des responsabilités et leur attachement aux principes démocratiques ont permis, selon lui, « de faire reculer l’arbitraire ».
Le parti rappelle que le droit de se réunir dans un espace privé pour débattre de l’avenir du pays ne constitue pas un privilège accordé par l’administration, mais un droit fondamental consacré par la Constitution. « Nul n’est au-dessus des lois de la République », insiste le communiqué, estimant que l’annulation des arrêtés préfectoraux réaffirme la primauté du droit.
Le RIDJA-PACTEF appelle enfin à la vigilance et à l’unité, considérant que le dialogue politique et la libre expression sont des conditions essentielles à une paix sociale durable. Le parti réaffirme sa détermination à poursuivre, « avec fermeté juridique et politique », la défense des droits et libertés de chaque citoyen comorien.

